Autrefois Poilly-la-Vallée ou Poilly tout court, cette commune de la Vallée d’Aillant a été malencontreusement rebaptisée sous Napoléon III par un bureaucrate ignorant la géographie du canton : Poilly n’est pas sur le Tholon, mais sur le Ravillon. Cette erreur n’affecte pas outre mesure une population qui s’accroît régulièrement de jeunes ménages avec enfants venus des villes voisines ou de beaucoup plus loin. L’été, s’y ajoutent les résidences secondaires. Poilly garde en effet son aspect de commune rurale, avec très peu de commerces, quelques entreprises artisanales et un paysage de champs, de prés et de bois où le gibier ne manque pas.
L’habitat est concentré au "bourg" (avec la Mairie-École, l’Église, la salle des fêtes) et dans plusieurs hameaux dont le plus célèbre est sans conteste Bleury qui, tous les ans, le premier dimanche de juillet, vit au rythme de sa cavalcade.
Le promeneur aperçoit de loin la grosse tour de l’Église Saint Germain, construite ou reconstruite au XVIème siècle, avec son clocher refait dans les années 1840, couvert d’ardoises et entouré d’un balcon circulaire d’où l’on jouit d’une vue splendide. La nef abrite un mobilier classé (retables, inscription) et le portail s’orne d’une vie de Saint Germain et d’un beau décor Renaissance, le tout fort dégradé par le temps et les hommes.
Du Château de Poilly ne subsiste qu’un colombier du XVIIème siècle caché par les arbres et entouré de fossés pleins d’eau, tandis que les prieurés de Vieupou et de Sarrigny, vendus comme biens nationaux à la Révolution, appartiennent à des particuliers.